samedi 12 mai

Les jeunes cons au café du commerce

À écouter avec attention pour comprendre à quelles conneries intellectuelles conduit le sarkofillonnisme !

Édifiant, non ? Jean-Luc Mélenchon commente ici.


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mardi 08 mai

Générique de fin...

... du film "LE QUINQUENNAT"


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vendredi 04 mai

Le thème et la thèse ou le dialogue de sourds

Bayrou-Sarkozy-300x205À l'heure où les militants UMP agressent bêtement les journalistes qui font leur boulot de transmetteurs d'information, on vient d'avoir dans l'épisode Bayrou et surtout dans la réponse UMP un cas de dialogue de sourds flagrant.

Ça fonctionne en plusieurs temps : 1.l'annonce de Bayrou, 2.le refus UMP de comprendre l'annonce, 3.le déplacement du sujet par l'UMP pour exhiber une soi-disant incohérence de l'annonce.

  1. Bayrou : "[...] Nicolas Sarkozy, après un bon score de premier tour, s’est livré à une course-poursuite à l’extrême droite dans laquelle nous ne retrouvons pas nos valeurs, dans laquelle ce que nous croyons de plus profond et de plus précieux est bousculé et nié dans son principe. L’obsession de l’immigration dans un pays comme la France, au point de présenter dans son clip de campagne un panneau "Douane" écrit en Français et en Arabe, qui ne voit à quels affrontements, à quels affrontements entre Français, cela mènera ? L’obsession des "frontières" à rétablir, comme si elles avaient totalement disparu et que nous y avions perdu notre âme, qui ne voit que cela conduit à la négation du projet européen auquel le centre et la droite, autant que la gauche modérée, ont donné des décennies d’action et de conviction ? Et quant à l’idée que l’école, ce devait être l’apprentissage des frontières, qui ne voit que c’est une déviation même de l’idée d’école, qui est faite au contraire pour que s’effacent les frontières entre les esprits, entre les consciences, entre les époques ?
    La ligne qu’a ainsi choisie Nicolas Sarkozy entre les deux tours est violente, elle entre en contradiction avec les valeurs qui sont les nôtres, pas seulement les miennes, pas seulement celles du courant politique que je représente, mais aussi les valeurs du gaullisme, autant que celles de la droite républicaine et sociale.
    Comment en est-on arrivé là ? Ce sera l’histoire de cette élection, de cette rupture au sein du peuple français, rupture qui vient de loin, rupture économique, sociale et morale. Je ne veux pas voter blanc. Cela serait de l’indécision. Dans ces circonstances, l’indécision est impossible.
    Reste le vote pour François Hollande. C’est le choix que je fais. Il s’est prononcé, de manière claire, sur la moralisation de la vie publique dans notre pays. Il aura fort à faire.
    J’ai dit ce que je pensais de son programme économique. Je ne partage pas ce programme
    [...]"
  2. L'UMP refuse d'entendre les motivations réelles et sérieuses de Bayrou. Ainsi Copé dit "Je regrette profondément la décision de François Bayrou, parce que je n'en comprends absolument pas les motivations". Bayrou est pourtant clair, non ? Alors, de deux choses l'une : soit Copé est un idiot - ce que je ne crois pas - soit il feint de ne pas entendre. Il n'est de pire sourd etc. Mieux, il relègue les possibles motivations de Bayrou dans les bas-fonds de sa conscience psychologique ["Je pense qu'elle est plus motivée par un dépit personnel que par des vraies raisons de fond"]. Copé n'est pas sourd, il entend des voix, ou bien il est psycho-analyste (Morin est sur le même registre)... En fait, il veut juste disqualifier un propos qui le dérange. La poussière sous le tapis...
  3. Alors que Bayrou met la priorité sur la question morale et relègue au second plan la question de politique économique. Il dit en substance : si je vote Hollande - dont je n'approuve pas le projet économique - et non Sarkozy, c'est parce que ce dernier enfreint les règles de la morale et se fait le vecteur des valeurs immorales. Du coup les champions de la droite aux affaires pour quelques heures encore déplacent le sujet : on ne motive pas le choix de Bayrou par la question morale (infamante pour le grand chef) mais uniquement par la question économique [cf. mon billet d'hier]. Ainsi Sarkozy : "Après avoir bien réfléchi, [François Bayrou] a dit qu'il allait voter François Hollande, et il a poursuivi : 'qui conduira le pays à la faillite en février'... C'est sa logique, on a du mal à y retrouver une certaine cohérence". Mensonge par troncature pour une rhétorique du déplacement thématique (trivialement : pour ne pas répondre à une question qui dérange, on change de sujet, pratique très courante en diplomatie). Ainsi Jupé, ainsi Fillon, ainsi Copé, ainsi tous les toutous du grand chef - qui visent la place de grand chef (mais c'est un autre sujet)...

Pour finir, trois remarques :

  • Dans le dialogue, il y a ce dont on parle (thème) et ce que l'on dit (thèses) et ce que l'on dit n'est compréhensible que si le thème est stabilisé ; en d'autres termes, il n'y a dialogue sincère et non faussé que si l'on est d'accord sur ce dont on parle et que si l'on maintient cet accord (si on ne change pas de sujet en douce). Conclusion pratique actuelle : l'UMP ne dialogue pas avec Bayrou. L'UMP s'enferme dans un monologue en toute surdité sélective... Une raison de plus pour ne pas voter Sarkozy ?
  • Le capitalisme ne saurait ignorer les règles morales, malgré Comte-Sponville (Le capitalisme est-il moral ?, 1997 puis 2004 ; voir ici) qui prétend dédouaner le capitalisme de toute obligation morale avec une fumeuse théorie des ordres (pauvre Blaise !). La position de Bayrou est à elle seule un démenti de la théorie de Comte-Sponville.
  • Bayrou, homme seul, comme clame la classe politique. Oui, un homme seul face à sa conscience morale. Bayrou doit voter Hollande à peu près comme j'ai dû voté Chirac il y a dix ans. Qui trouve à y redire ?

Je n'ai jamais voté Bayrou, mais je dis merci François !
Cette année, je vote comme lui ;-)


 

 

jeudi 03 mai

Pauvreté, immigration, assistanat, fraude... : cassons les idées

Un message de delegation.nationale@atd-quartmonde.org

atd-Chers amis membres d'ATD Quart Monde et d'organisations partenaires,

Les personnes en situation de pauvreté et les personnes étrangères sont devenues un enjeu des derniers débats de notre campagne électorale. Comme elles n'ont guère de droit de réponse, de nombreuses idées fausses sur elles s'installent sans être corrigées. Nous pensons de notre responsabilité de vous communiquer ce document sur les idées reçues sur la pauvreté et l'immigration créé en partenariat avec la MRIE (Mission Régionale d'Information sur l'Exclusion de Rhône Alpes) et de vous demander de le diffuser le plus largement possible à vos carnets d'adresses électroniques. Ainsi vous contribuerez à ce que l'opinion publique ne se construise pas une représentation erronée des personnes en situation de pauvreté ou étrangères, qui met en danger durablement le respect de l'égale dignité de chacun, l'estime que nous nous devons les uns aux autres et notre capacité à vivre ensemble.


Nous vous remercions.


Véronique Davienne & Bruno Tardieu
Délégation Nationale ATD Quart Monde en France


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mercredi 02 mai

L'apolitisme et le non-idéologique sont ... de droite

M'ont toujours fait marrer, ces gens qui font les Saintes Nitouches avec la politique et l'idéologie - en se trompant joyeusement d'ailleurs sur le sens profond du terme idéologie qu'ils n'emploient que dans la négative et le péjoratif.

Le problème (pour les Saintes Nitouches), c'est que l'idéologie est là, on ne peut en nier l'existence diffuse et la force souterraine. Les Saintes Nitouches de la politique sont schizophrènes, refusant de voir la réalité et vivant dans un monde, ou voulant nous faire croire qu'on vit dans un monde sans pensée politique, sans projet de vie, mais juste avec une technique naturelle qui fait la vie comme elle doit être etc.

Pour ma part, j'ai toujours penser que ceux qui prétendent se situer hors "idéologie" sont des menteurs hors classe, des APOLITIQUES DE DROITE !

On a récemment lu des prises de position politique de la part d'économistes de plus ou moins de renom, d'abord le 17 avril pour soutenir Hollande, puis aujourd'hui pour soutenir Sarkozy. Mais autant les premiers assument leur vision politique, autant les seconds font comme s'ils n'avançaient que des arguments techniques.

Les économistes qui assument leur vision idéologique sont une bonne quarantaine [Philippe Aghion (Harvard), Michel Aglietta (Paris-X Nanterre), Yann Algan (Sciences Po Paris), Rémi Bazillier (université d'Orléans), Maya Beauvallet (Telecom Paristech), François Bélorgey (Irest), Françoise Benhamou (Paris-XIII), Eric Brousseau (Paris-Dauphine, Institut universitaire européen), Julia Cagé (Harvard), André Cartapanis (IEP Aix-en-Provence), Gilbert Cette (université de la Méditerranée), Thomas Chalumeau (Sciences Po Paris), Mireille Chiroleu Assouline (Paris-I), Daniel Cohen (Ecole normale supérieure), Elie Cohen (Sciences Po Paris), Brigitte Dormont (Paris-Dauphine), Bernard Gazier (Paris-I), Jean Imbs (Ecole d'économie de Paris, CNRS), Marc Fleurbaey (Princeton, Collège d'études mondiales), Samuel Fraiberger (New York University), André Gauron, Jérôme Gautié (Paris-I), Patrice Geoffron (Paris-Dauphine), Tristan Klein, Jacques Le Cacheux (université de Pau et des Pays de l'Adour), Jean-Hervé Lorenzi (Paris-Dauphine), Philippe Martin (Sciences Po Paris), Jacques Mistral (Harvard Kennedy School), El Mouhoub Mouhoud (Paris-Dauphine), Pierre-Alain Muet (fondateur du Conseil d'analyse économique, député socialiste, et membre de l'équipe de campagne de François Hollande), Fabrice Murtin (Sciences Po Paris), Dominique Namur (Paris-XIII), Romain Perez (Paris-I), Thomas Philippon (New York University), Thomas Piketty (EEP et EHESS), Michel Rainelli (université Nice-Sophia-Antipolis), Lionel Ragot (université d'Evry-Val-d'Essonne), Romain Rancière (EEP), Katheline Schubert (Paris-I), Laurence Tubiana (Sciences Po Paris, Columbia), Joëlle Toledano (Supélec), Dominique Villemot].
Les économistes "apolitiques de droite" ne sont pas une vingtaine [Bernard Belloc, université de Toulouse-I ; Marc Ivaldi, Ecole d'économie de Toulouse et EHESS ; Philippe Mongin, CNRS et HEC ; Philippe Trainar, économiste ; Régis Bourbonnais, Paris-Dauphine ; Philippe Chalmin, Paris-Dauphine ; Eric Chaney, économiste ; Jacques Crémer (CNRS) ; David Encaoua, Paris-I ; Claude Gamel, Aix-Marseille ; Louis Lévy-Garboua, Ecole d'économie de Paris et Paris-I ; Philippe Gagnepain, Ecole d'économie de paris et Paris-I ; Jean-Pierre Laffargue, Paris-I ; Michel Moreaux, Toulouse ; Christian Morrisson, Paris-I ; Bertrand Munier, IAE Paris ; Emile Quinet, Ecole d'économie de Paris et Ecole des ponts ParisTech ; Dominique Roux, Paris-Dauphine ; Jacques Thépot, Strasbourg].
Je sais : la quantité ne prouve rien. Peut-être juste un indice pour penser que l'UMP s'y est prise un peu tard pour rassembler davantage.

Ceci dit, ce 2 mai, d'autres économistes - ceux qui appelaient à voter Front de gauche avant le premier tour des élections - publient un appel à battre Sarkozy. Ils sont plus de cinquante [Louis Adam, commissaire aux comptes ; Pierre Alary, maître de conférences, université Lille-I ; Bruno Amable, professeur des universités, université de Paris-I ; Renaut Baphèse, économiste ; Philippe Batifoulier, maître de conférences, université de Paris-X ; Nicolas Béniès, économiste, université populaire de Caen ; Eric Berr, maître de conférences, université de Bordeaux-IV ; Paul Boccara, maître de conférences honoraire, université de Picardie ; Frédéric Boccara, maître de conférences associé, université Paris-XIII ; Mireille Bruyère, maître de conférences, université Toulouse-I ; Pierre Causse, économiste ; Pierre Concialdi, économiste ; Laurent Cordonnier, maître de conférences, université Lille-I ; Gérard Coutureau, économiste, ENFA ; Yves Dimicoli, économiste, ancien membre du Conseil d'analyse économique ; Jean-Paul Domin, maître de conférences, université de Reims ; Ali Douai, maître de conférences, université de Nice ; Denis Durand, économiste ; Jean-Marc Durand, économiste ; Guillaume Etievant, économiste, expert auprès des CE ; David Flacher, maître de conférences, université Paris-XIII ; Maryse Gadreau, professeur émérite, université de Bourgogne ; Jacques Généreux, économiste, IEP, Paris ; Patrick Gianfaldoni, maître de conférences, université d'Avignon ; Jean-Pierre Gilly, professeur émérite, université de Toulouse-I ; Bernard Guibert, économiste ; Ozgur Gun, maître de conférences, université de Reims ; Jean-Marie Harribey, économiste ; Isabelle Hirtzlin, économiste, université Paris-I ; Michel Husson, économiste ; Andrée Kartchevsky, professeur des universités, université de Reims ; Pierre Khalfa, économiste ; Robert Kissous, statisticien-économiste, consultant de CE ; Dany Lang, maître de conférences, université Paris-XIII ; Pierre Le Masne, maître de conférences, université de Poitiers ; Philippe Légé, maître de conférences, université de Picardie ; Jean Magniadas, membre honoraire du Conseil économique et social ; Jérôme Maucourant, économiste, université de Saint-Etienne ; Philippe Méhaut, directeur de recherches, CNRS ; Catherine Mills, maître de conférences honoraire, université Paris-I ; Alain Morin, économiste ; François Morin, professeur, université Toulouse-I ; Bernard Paranque, économiste ; Jean-François Ponsot, maître de conférences, CREG, université de Grenoble ; Frédéric Rauch, économiste, rédacteur en chef de la revue Economie et Politique ; Jacques Rigaudiat, économiste, ancien conseiller social des premiers ministres M. Rocard et L. Jospin ; Robert Salais, économiste, ENS Cachan ; Richard Sobel, maître de conférences, université Lille-I ; Bernard Sujobert, économiste ; Bruno Tinel, maître de conférences, université de Paris-I ; Stéphanie Treillet, maître de conférences, université de Marne la Vallée ; Franck Van De Velde, maître de conférences, université Lille-I ; Sébastien Villemot, doctorant, Ecole d'économie de Paris] !


 


La machine à expulser tourne à plein

logo-resfTrois situations
inacceptables !

Deux de mineurs étrangers et une d'un père d'un enfant scolarisé que le gouvernement et les préfets accablent pour rien. Pour le principe. Parce que force doit rester à l'administration. Et que les préfets ont des objectifs chiffrés à l'unité près d'expulsions à atteindre. Sur ordre du président et de ses collaborateurs, ministre et préfets.
Ci-dessous les coordonnées de l'Elysée et de Guéant. A qui on dit ce qu'on pense de leur attitude et de leur politique sans donner prise aux accusations d'injure ou de calomnie.

Nicolas Sarkozy et ses conseillers  Elysée fax : 01 47 42 24 65 
Conseiller spécial Henri Guaino   henri.guaino@elysee.fr
Secrétaire  général xavier.musca@elysee.fr
guillaume.larrive@elysee.fr
 
 Ministère de l¹Intérieur
claude.gueant@interieur.gouv.fr
Directeur de cabinet :   stephane.bouillon@interieur.gouv.fr
Directeur de cabinet-adjoint :  georges-francois.leclerc@interieur.gouv.fr
Les membres du cabinet chargés de l¹immigration :
pierre.regnault-de-la-mothe@interieur.gouv.fr
henri.zeller@interieur.gouv.fr
christophe.reynaud@interieur.gouv.fr

  Secrétariat général à l¹Immigration :
Fax: 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00
Secrétariat général  secretariat-general@immigration-integration.gouv.fr
Secrétaire général :  stephane.fratacci@immigration-integration.gouv.fr
Directeur de cabinet :  gautier.beranger@immigration-integration.gouv.fr
01 77 72 62 66
Chef de cabinet :  charlotte.orgebin@immigration-integration.gouv.fr
01 77 72 62 40

Le préfet de l’Essonne va expulser illégalement un mineur
Alain KUITANG KENGNE est mineur isolé. Il est enfermé au centre de rétention de Palaiseau depuis 25 jours sur décision du Préfet de l’Essonne. Le 30 avril 2012, une place lui était réservée sur le vol Paris-Yaoundé.
Arrivé en France en mars 2011, Alain a connu la rue pendant plusieurs mois avant d’être placé  sous la responsabilité de la Maison du Rhône, à Lyon, par un juge des tutelles.
Début avril, il se fait arrêter en région parisienne. Le Préfet de l’Essonne l’envoie en rétention, ignorant l’acte de naissance d’Alain, méprisant le jugement du magistrat de Lyon. Il estime plus profitable à ses intérêts de se fier aux résultats de tests osseux pratiqués en novembre 2011 et  avril 2012. Des tests osseux dont la fiabilité est contestée scientifiquement. La preuve : les premiers lui donnent 19 ans, les seconds pratiqués six mois plus tard,  18 ans.
Hier, 30 avril, Alain a refusé d’embarquer. Il a été ramené au CRA de Palaiseau. Il en est à son 25ème jour de rétention, le Préfet en a demandé la prolongation.
Pourtant, le laissez-passer consulaire obtenu des autorités camerounaises pour permettre son expulsion atteste de ce qu'Alain est mineur. Ce document a été produit devant le juge des libertés et de la détention, en vain.
Le juge, la police, le ministre de l'Intérieur appliquent la politique du président : expulser beaucoup, expulser à tout prix, expulser des familles, expulser des lycéens, expulser des mineurs. Faut qu'ça saigne pour que ça paye électoralement !
Alain subira demain, 2 mai, une seconde tentative d'expulsion. Les policiers la lui ont promise musclée : balayette pour le mettre à terre, menottes dans le dos, camisole et scratch autour de jambes, porté dans l'avion comme un paquet, bâillonné, attaché à son siège.
On n'a plus que quelques heures pour empêcher cette expulsion. France culture diffusera une interview d'Alain demain matin à 7 h et à 8h.

 Pour davantage d'infos, voir le blog RESF sur Médiapart :
http://blogs.mediapart.fr/blog/resf/280412/ces-gamins-que-sarkozy-bousille  
Préfecture de l'Essonne : fax : 01 69 91 90 22
Préfet : michel.fuzeau@essonne.gouv.fr
directeur de cabinet : claude.fleutiaux@essonne.gouv.fr
Secrétaire général : pascal.sanjuan@essonne.gouv.fr, fax : 01 69 91 97 46
Directrice immigration et intégration : pascale.cuitot@essonne.gouv.fr
Eloignement : fax 01 69 91 96 06
 

Grace, 16 ans, congolaise (Brazzaville), condamnée à 45 jours d'emprisonnement au Mesnil-Amelot
Grâce, lycéenne de Pithiviers (Loiret) a été arrêtée il y a 25 jours à la gendarmerie de Malesherbes à l'occasion d'une convocation piège. La préfecture du Loiret l'accuse d'avoir utilisé un faux passeport pour entrer en France et d'être en réalité majeure. Ce que sa famille et le consul du Congo contestent. En principe, le consulat du Congo ne devrait pas délivrer le laissez-passer nécessaire à son expulsion, ayant dèjà remis à Grâce en septembre 2011 un certificat d'identité attestant qu'elle est née en 96, donc mineure. Mais, pris dans une logique  délirante, appliquant mécaniquement des lois et des règles absurdes, l'administration,  la justice et la police s'unissent pour broyer les espoirs et la vie de tout jeunes gens. Grâce vient de subir 25 jours d'emprisonnement au CRA du Mesnil-Amelot. Aujourd'hui, le Juge des libertés et de la détention de Meaux, un brave homme, visiblement désolé de ce qu'il  fait, vient de lui infliger 20 jours de plus. La machine folle entraîne aussi dans sa course des hommes de bonne volonté.
Pour demander la libération de Grâce, continuez à signer la pétition  http://resf.info/P2261
et écrivez au préfet du Loiret.

Coordonnées :
Préfecture du Loiret
181 rue de Bourgogne
45042 ORLEANS Cedex 2
tél. : 0 821 80 30 45 / 02 38 53 32 48
Fax : 02 38 53 32 48
Préfet :
Michel CAMUX : michel.camux@loiret.gouv.fr
Directeur de Cabinet :
Yann DROUET : yann.drouet@loiret.gouv.fr
Bureau du Cabinet :
Laurent BIGAULT : laurent.bigault@loiret.gouv.fr
Tel. : 02 38 81 40 15
Fax : 02 38 81 40 19

Agir en urgence pour la libération de Vincent, père du petit Julien
 Vincent de Paul MBAPTE, camerounais, 31 ans, est en rétention au CRA du Mesnil-Amelot depuis le 16 avril , après notification d’une OQTF du préfet d’Eure et Loir. Les différentes procédures engagées, demande d’assignation à résidence devant le JLD de Meaux et recours devant le tribunal administratif de Melun, n’ont permis ni de le faire sortir, ni d’annuler l’OQTF.
Vincent de Paul est arrivé en France il y a 9 ans, comme nombre de ces jeunes que des clubs de football font venir pour les tester et éventuellement les recruter. Il sera licencié pendant un an par le club de Wasquehal Capreau, à côté de Lille, qui ne fait aucune démarche pour sa régularisation et qu’il quitte au bout d’un an.
En 2005, il fait la connaissance de Corinne KOUAKOU, jeune femme de nationalité ivoirienne, titulaire d’un titre de séjour, avec laquelle il va former un couple heureux qui dure encore aujourd’hui. Ils ont un enfant d’un an et demi. C’est pour pouvoir aussi régulariser sa situation et notamment consolider cette vie de couple par un Pacs ou un mariage, rendus difficiles par l’absence de papiers, que Vincent de Paul MBAPTE avait déposé en 2010 une demande de titre de séjour, qui a déjà donné lieu à une OQTF du préfet de Seine-Saint-Denis fin 2010, confirmée par le TA de Montreuil.
Le 16 avril 2012, en allant travailler sur un chantier à Chartres (il faut faire vivre sa famille), il est interpellé puis placé en rétention au Mesnil Amelot.
En 2010 comme aujourd’hui les préfectures s’acharnent à considérer que le jeune homme ne justifierait pas «  d’obstacles l’empêchant de poursuivre une vie privée et familiale normale dans un autre pays que la France ou dans son pays d’origine accompagné de sa compagne et de son enfant ». La réalité est tout autre :
Vincent n’a plus de liens avec son pays d’origine, son père est décédé et sa mère vit en France depuis longtemps avec un titre de séjour « résident ». Elle est d’ailleurs gravement malade et le sort réservé à son fils ne risque pas d’améliorer son état.
Il a en France ses liens privés et familiaux, il vit en France depuis 9 ans,  pays où vivent sa sœur française, sa mère (résidente), sa compagne de longue date, Corinne KOUAKOU (titre vie privée et familiale), ivoirienne, et son enfant, Julien, né à  Bry sur Marne le 24.1.2011.
Il a fourni toutes les preuves de cette situation, toute la famille vit depuis longtemps à Noisy le Grand où elle est honorablement connue. Où sont le droit à une vie familiale normale et les droits de l’enfant ?
Vincent de Paul MBAPTE est camerounais et sa compagne ivoirienne et en situation régulière. Les deux parents vivent en France aux côtés de leur mère respective dont chacune est également en situation régulière et résidente.
Une reconduite brutale à la frontière reviendrait  de fait à séparer le fils de sa mère, de sa compagne et de son enfant. Ou à obliger sa famille à quitter un pays où elle a droit de séjour pour s'établir dans un pays dont l’un ou l’autre ne serait pas ressortissant.
 
Nous demandons aux préfets de l’Eure et Loir, signataire du refus de séjour avec OQTF, et au préfet de Seine et Marne, en charge de son exécution, de bien vouloir réexaminer cette situation, d’abroger une décision qui apparaît injuste et de faire libérer Vincent de Paul pour le rendre à l’affection des siens.

 
•         Préfecture de Seine et Marne
Préfet : Pierre MONZANI Mail : pierre.monzani@seine-et-marne.gouv.pref.fr
Fax du secrétariat du préfet : 0164717503
Directeur de cabinet du préfet : Maurice TUBUL maurice.tubul@seine-et-marne.gouv.pref.fr
Fax : 0164717525
Secrétaire général : Serge GOUTEYRON
serge.gouteyron@seine-et-marne.gouv.pref.fr
 
•         Préfecture d’Eure et Loir
 
Préfet : Didier MARTIN
Mail : didier.martin@eure-et-loir.gouv.pref.fr
Directeur de cabinet : M. Guillaume Robillard
Mail : guillaume.robillard@eure-et-loir.gouv.pref.fr
Secrétaire général : M. Blaise GOURTAY


 

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mardi 01 mai

pichenette du dimanche...

charlie

Charlie & CHARB sont excellents, non ?


dimanche 29 avril

Politique française aux USA

Vu dans une rue de New York ces jours-ci, ceci :

2012-04-26-01h30m03DSC_4681

... Ceux qui ont écrit puis affiché ça ne savent apparemment pas de quoi ils parlent (la vie en France)

Lu dans l'Empire States Building, cela :

Change begins here

... Version spaciale du mot d'ordre du candidat socialiste...

New York, ville contradictoire.


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samedi 28 avril

Oeil pour oeil...

NKMbPour défendre la fumeuse théorie sarkozienne (pardon pour le pléonasme) sur la formation professionnelle, NKM clame que le président bientôt sorti "préfère créer de l’emploi ailleurs qu’au pôle emploi".

C'est malin ! Comme s'il y avait une seule personne sensée qui ne souhaite pas privilégier l'emploi ailleurs qu'au Pôle Emploi ! Ceci dit, à mon sens, la théorie de "l'armée de réserve" fonctionne toujours très bien : les employeurs - ceux qui rétribuent la force de travail - ont objectivement intérêt à la rareté de l'emploi, non ? Car la valeur de l'emploi (plus l'emploi est rare, plus il a de la valeur - pour celui ou celle qui veut travailler) est inversement proportionnelle à la hauteur de la rétribution de la force de travail exigée pour ledit emploi...

À cette chère NKM - qui ne sait pas vraiment de quoi elle parle -, nous devons tous répondre que, concernant la relation entre formation et emploi, la seule certitude est que la formation crée des emplois ... de formateurs.


 

jeudi 26 avril

VGE fait d'une pierre deux coups !

JDDLe JDD nous apprend que Le Parisien nous apprend que VGE votera Sarkozy...
En fait, c'est juste pour faire chier Chirac et en même temps porter la guigne à Sarko ;-)
Bravo le vieux ! Beau vrai travail !


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