vendredi 22 février

Un ANI qui nous veut du mal !

Partout en Europe, les plans d’austérité imposés par les institutions et dirigeants européens s’accompagnent d’une volonté de s’attaquer au droit du travail.

En France, l’accord passé entre le MEDEF et trois syndicats minoritaires (CFDT, CGC, CFTC) s’inscrit dans cette dynamique de reculs sociaux majeurs au nom de la compétitivité et de la rigueur à tout prix – c’est-à-dire de la loi des multinationales et de la finance.

Cet accord illégitime ne fait qu'aggraver la précarité du travail. Le collectif pour un audit citoyen de la dette invite chacun-e à s'engager pour qu'il n'acquière pas force de loi.

C’est pourquoi nous vous invitons à signer (et faire signer) à ce lien un appel lancé par plusieurs mouvements et organisations.

A faire circuler et diffuser largement auprès de vos collègues, amis, famille !

Le collectif unitaire à l'origine de cet appel organisera par ailleurs une réunion publique le 28 février 2013, à La Bellevilloise, à Paris, avant la journée d'action du 5 mars 2013 décidée par les syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires.


Texte de l'appel : Un ANI qui nous veut du mal !

L’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier signé par le patronat et certaines organisations syndicales représente un recul social majeur. Les soi-disant « nouveaux droits pour les salariés » sont en réalité de portée limitée et comportent nombre de dérogations et de dispositions qui en permettent le contournement. Par contre, les mesures en faveur  du patronat portent des coups sévères au droit du travail. Cet accord s’inscrit dans le droit fil des préconisations, appliquées partout en Europe, de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) : démantèlement du droit du travail,  chantage à l’emploi pour baisser les salaires et les droits sociaux au nom de la compétitivité. Il contribuera ainsi à la spirale dépressive dans laquelle les politiques d’austérité enfoncent l’Union européenne.

L’accord aggrave encore, après les lois Fillon de 2004 et 2008 qu’il faut abroger, la remise en cause de la hiérarchie des normes en permettant de nouveau qu’un accord d’entreprise soit moins favorable que la convention collective et que la loi : en cas de « graves problèmes conjoncturels » de l’entreprise (quelle entreprise ne connaît pas de problème conjoncturels et surtout qui en jugera ?), il ne laisse d’autre choix au salarié que d’accepter la baisse de son salaire et l'augmentation de son temps de travail sous peine de licenciement. L’accord réduit considérablement les droits et les possibilités de contestation et de recours à la justice des salariés et de leurs représentants. Il remet en cause des prérogatives importantes des instances représentatives du personnel et renforce le pouvoir des employeurs, notamment celui d’imposer la « mobilité » des salariés (changement de lieu ou de poste de travail).

Loin de permettre « la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés » cet accord va, au contraire, aggraver la précarité du travail en libérant le patronat de nombre d'obligations. En dépit des promesses qui avaient été faites par le gouvernement, l'accord ne réduit pas les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes, alors même que la précarité de l'emploi concerne en premier lieu les femmes, prépondérantes dans le temps partiel (80%) et plus souvent touchées par les CDD, le chômage et le sous-emploi.

Enfin cet accord est illégitime. Il a été signé par trois confédérations syndicales représentant une minorité de salariés, alors même que les règles de représentativité syndicale sont sur le point de changer. Les parlementaires de droite se disent prêts à voter ses dispositions telles quelles, mais ni le président de la République, ni la majorité de l’Assemblée nationale n’ont été élus pour faire reculer les droits des salariés. Transposer ces reculs sociaux dans la loi représenterait donc un grave déni démocratique.

Nous appelons les salariés-es, et plus largement, tous les citoyen-ne-s à lire ce texte, à l’analyser, à tenir partout des réunions pour en débattre ensemble et faire entendre leurs exigences auprès de leurs élus, tout particulièrement ceux de gauche, pour qu’ils ne votent pas ce texte. L'heure est bien plutôt à la sécurisation des emplois contre les licenciements, pour un travail de qualité, sans précarité, avec des droits sociaux de haut niveau pour les salariés, les chômeurs et les retraités. Nous ferons tout pour que cet accord n’acquière pas force de loi et nous appelons à soutenir toutes les initiatives en ce sens, en particulier les mobilisations syndicales.

Appel soutenu par : Attac, CADAC, CGT Commerce Paris, CGT Hôtels Prestiges et Economiques, CGT-Finances, CNDF, CNT-Solidarité ouvrière Ile-de-France, Convergence de défense et développement des services publics, Convergences & Alternative, Fédération pour une alternative sociale et écologique, Fondation Copernic, FSU, Gauche anticapitaliste, Gauche unitaire, Les Alternatifs, Les efFRONTé-e-s, Marches européennes contre le chômage, Mouvement des jeunes communistes de France, Mouvement national des chômeurs et précaires, Nouveau parti anticapitaliste, Osez le féminisme !, Parti communiste français, Parti communiste des ouvriers de France, Parti de gauche, Réseau féministe « Ruptures », Résistance sociale, République & Socialisme, Union syndicale Solidaires...


 

vendredi 08 février

indexCe soir dans le Paris-Lille de 18h16, 45mn d'arrêt pour un trajet censé durer 1 heure ! Cool ! Terminer une semaine harassante de cette façon ! Merci la SNCF !
Quand des rappeurs bloquent un TGV (Marseilles), ils sont mis en examen.
Quand le prestataire qu'on paye - et pas qu'un peu - bloque un TGV par défaut de maintenance électrique (panne de courant qu'ils ont dit au début puis à l'arrivée ils parlaient de "personnes sur la voie" [?]), on doit se contenter d'accepter leurs excuses transmises par de mauvais hauts-parleurs !
Cherchons l'erreur.


 

Posté par brich59 à 21:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

mardi 01 janvier

On en revient à l'oxymore, alors ?

Fin des voeux voeuxprésidentiels pour 2013 : Il y a de l’honneur dans une grande Nation comme la nôtre à être capable de conjuguer compétitivité et solidarité. Performance et protection. Réussite et partage. C’est l’ambition de cette France réconciliée et confiante en elle-même que je porte pour l’année qui s’ouvre. C’est cette ambition qui donne un sens à l’effort de tous. Vive la République ! Vive la France !

Bon ! C'est encore mieux que je croyais ! Il avoue la contradiction objective où il met le socialisme : jouer le grand écart entre compétition et solidarité. Grand honneur en effet pour notre "grande Nation" que d'envisager l'impossible. L'utopie sociodémocrate est ici à son comble. L'Europe de Delors a trouvé là son chantre nationaliste...

Etonnant qu'un homme qui semble si intelligent n'ait toujours pas compris qu'il y a deux libertés incompatibles et inconciliables, celle de l'ultra-libéralisme et celle de l'ultra-humanisme. La première est une liberté individuelle qui laisse, pour l'aspect collectif des choses, apparaître la fameuse main invisible - que personne n'a encore jamais vue. C'est ce qu'on valorise comme liberté d'entreprendre, liberté d'exploiter etc. La seconde est d'abord liberté collective, liberté partagée qui laisse apparaître la fameuse égalité - que personne n'a jamais vue, hormis au fronton de la République. Deux libertés inconciliables donc : la première liberté se déploie dans l'idéologie de la compétition et s'actualise en forme de conflit des uns contre les autres, là où la seconde liberté se déploie dans l'idéologie de la solidarité et s'actualise en forme de partage entre les uns et les autres. La première fait que, dans cette lutte des places que décrivaient assez bien Vincent de Gaulejac, Isabelle Taboada Léonetti et alii, l'arithmétique veut que 1+1=1, voire 0, que de la compétition de l'un contre l'autre un seul sorte vainqueur voire aucun, alors que dans la seconde l'arithmétique est plus généreuse : 1+1=3, de la coopération solidaire chacun se retrouve et gagne le collectif ainsi constitué...

En poésie, l'oxymore permet la nuance. En politique il permet l'entourloupe et la manipulation des consciences. Il s'agit alors, comme disait François Brune, de "tromper les bonnes âmes en affectant de concilier l’inconciliable"... comme je disais à la fin de l'été 2009.


 


samedi 15 décembre

Le Figaro terroriste ?

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Content, le Gaëtan !

Le Hollande va s'en prendre une en plein dans la tronche ! Pas d'échappatoire possible ! Elle va lui péter à la gueule la bombe posée là par Fillon & C° !

Il va voir ce qu'il en coûte de battre aux élections démocratiques les tenants de l'ultralibéralisme style Fillon, Copé et autres Sarkozy !

Bien fait pour lui !

 

Quant aux pauvres retraités, sûr que la droite de retour au pouvoir va s'occuper d'eux ! Surtout les retraités riches !


 

Posté par brich59 à 09:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mardi 11 décembre

Obelix fait les gros yeux ?

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Terrible rapprochement à la Une du journal ultradroitier !

On dirait bien que l'écœurant Obelix inflige, par sa désertion fiscale, une sanction à Hollande...

Tous ces riches, enrichis par les Français (qui travaillent pour des salaires de misère chez les Mulliez, qui achètent à Auchan, qui vont au cinéma voir Obélix, etc.), tous ces riches qui seront éventuellement les premiers à entonner des leçons de patriotisme à l'adresse générale, tous ces riches ne sanctionnent pas Hollande, mais bien les Français...

Étonnant, non ?

 

 

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Par ailleurs, le Une du Parisien est elle aussi troublante. Le rapprochement entre la question des thèmes possibles en collège et la financiarisation de la justice aux États-Unis interpelle, comme on dit.

Ce que je sais, c'est que ma fille - qui était au collège il n'y a pas très longtemps, est choquée par l'idée que les $$ puissent stopper net la recherche judiciaire de la vérité dans une affaire de viol présumé...

Alors, on peut parler de quoi au collège ?


lundi 10 décembre

Des profs ? pour quoi faire ?

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Mais pour éplucher les carottes et les patates que vos chères têtes brunes et blondes vont déguster à la cantine, cher éditorialiste de la f(r)ange (R-)UMP !



Et, j'espère, pour nettoyer les salades amères que votre droite franchouillarde et ultra-néolibérale balance au corps social depuis des lustres...

 

Ne faut-il pas déjà réparer les énormes dégâts, physiques autant que psychologiques, que vous avez fait subir au système public de l'éducation ?

 


jeudi 06 décembre

Content, le Gaëtan !

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Le Figaro est content : ça crise à gauche à propos de la politique industrielle et dans le bras de fer qui oppose un grand patron international à la France laborieuse !

 

L'éditorialiste Gaëtan de Capèle ne cache pas sa joie...

 

À côté de ça, à droite, lefigaro-coverb
ça s'organise !

 

 

On ne se refait pas, hein !


 

Posté par brich59 à 08:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mercredi 28 novembre

Figaro menteur ?

lefigaro_coverEh bien non !
Pas cette fois ;-)

Ça, la paix imposée par le grand manitou que le peuple de France a viré il y a quelques mois, le calme et la bienséance revenues à l'UMP, tout ça, c'était ce qu'on croyait hier soir.

Depuis, comme la nuit porte conseil, le grand chef de l'UMP, plus que jamais inspiré par les Poutine et autres dirigeants à la main de fer, le grand chef de l'UMP a décidé de refroidir furieusement le calumet de la sarkopaix...

Chouette ! On va encore rigoler dans les chaumières. Ces temps-ci, la droite française est vraiment la droite la plus drôle du monde !


 

Posté par brich59 à 09:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]