jeudi 21 juin

Je retourne, tu retournes...

Lu dans le quotidien (soi-disant) gratuit Métro ce matin : Vidéo: Sarkozy suggère que le M_tro070621commentateur belge était lui-même ivre !
Donc, c'est bien ce que je disais : c'est celui qui le dit qui l'est !
Version trivial de la vieille rhétorique du retournement chère à Monsieur Sarkozy et ses sbires.

Ils ont tellement ça en eux, qu'ils ne peuvent s'empêcher de penser que c'est la même musique pour tout le monde... surtout quand il s'agit d'effacer une mauvaise note !

Allez ! Bonne fête à tout le monde !


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jeudi 07 juin

Électoralistes énergies

Les habitants de Lambersart, dans la banlieue de Lille, sont de droit destinataires du magazine municipal, Lambersart Énergies. Publication de luxe pour ville bourgeoise - où Monsieur Marc-Philippe Daubresse, potentat sarkozien local, règne sans partage depuis pas mal de temps. Depuis trop longtemps. Et les élections locales ne sont pour lui, semble-t-il, qu'une simple formalité.
N'empêche ! On n'est jamais mieux servi que par soi-même !
Page 13 de la livraison de juin 2007 dudit magazine, on peut lire un reportage sur une expo réalisée dans la belle programmation des Transphotographiques 2007.

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Les amateurs du septième art apprécieront la photo ci-dessus et surtout sa légende !
N'y est même pas mentionnée Agnès Varda, grande dame du cinéma français, grande par le génie - trop grande peut-être pour la mesquinerie électoraliste qui veut que ce soit Marc-Philippe Daubresse, grand par la taille, grand aussi par le savoir-faire électoraliste, qui soit le seul cité des deux personnages !
Décidément, dans le droit fil de la rhétorique sarkozienne de l'envers, Marc-Philippe Sarkozy a tout simplement inverser l'ordre des grandeurs ! Moi, à leur place, je n'aurais pris que le haut de la photo ! Comme ça :

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Petit, tout petit !


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mercredi 06 juin

communiqué du collectif indymedia lille avant le procès du 14 juin

perroquet_araLe 14 juin 2007, un ancien membre du collectif indymédia Lille est convoqué devant le tribunal correctionnel de Boulogne sur mer. Il répondra du chef d’inculpation de diffamation publique envers une administration ou un corps de fonctionnaires (en l’occurrence des fonctionnaires de police ayant participé le 23 juin 2004 à l’interpellation de réfugié-e-s dans la zone portuaire de Calais). Ces plaintes furent déposées par la "direction zonale nord CRS" et par le ministre de l’intérieur de l’époque, Dominique de Villepin ; lire ici le déroulement de l’enquête. Cette personne est inculpée au motif de la loi sur la liberté de la presse (!) de 1881 : dans le cadre d’un délit de presse, la justice s’attaque à une personne qu’elle considère comme directeur de la publication du site internet d’indymedia Lille.

Cette accusation est d’autant plus grotesque que le site internet du collectif indymedia Lille fonctionne sur le principe de la publication ouverte. N’importe qui est en droit de proposer des articles, qui sont relus par les membres du collectif. Le collectif décide alors de publier ou non ces articles en fonction de la charte qui définit les cadres de la politique éditoriale du site.

En inculpant une personne, la justice refuse de reconnaître le fonctionnement horizontal du collectif et essaie de plaquer ses schémas hiérarchiques, ceci dans le but de réprimer un site internet d’information alternative qui refuse les logiques des médias de masse (sélection et formatage de l’information en fonction d’impératifs commerciaux et politiques), et qui fait partie d’un réseau comptant plus de 170 collectifs à travers le monde. Le réseau indymedia est un véritable contre-pouvoir médiatique, et c’est à cela que la police et la justice essaient de s’attaquer.

Les articles incriminés par la justice ont été publiés sur notre site fin juin 2004, suite à des rafles policières visant les réfugié-e-s de Calais. Il s’agissait pour les autorités, 6 mois après la fermeture très médiatique du "centre d’hébergement" de Sangatte, de faire croire que le problème des réfugié-e-s dans le Calaisis était réglé.

En juin 2004 comme aujourd’hui, ce problème n’est pas réglé. De très nombreuses personnes ayant quitté leur pays survivent dans des conditions ignobles dans le Calaisis en attendant de parvenir à traverser la Manche par n’importe quel moyen. En l’absence d’un accueil acceptable, tant du point de vue légal qu’humanitaire, ce sont des militant-e-s qui sont au quotidien sur le terrain pour aider les réfugié-e-s à survivre, et pour veiller à ce que les forces de police, qui ont pour tâche de rendre invisibles ces réfugié-e-s, n’abusent pas de leur pouvoir.

Évidemment, ce travail de vigilance gêne les "forces de l’ordre" dans leurs activités. En plus d’essayer, par des procédures judiciaires et diverses tentatives d’intimidation, de décourager le travail de terrain des militant-e-s du Calaisis, la police et la justice s’attaquent aujourd’hui au site du collectif indymedia Lille, qui se fait le relais de leurs luttes et de la situation des réfugié-e-s dans le secteur.

Ce procès vise donc à intimider et/ou faire taire un média alternatif traitant de ce sujet, et illustre également une volonté de faire silence sur ces hommes et femmes, et sur les violences des politiques "de gestion migratoire des pays du nord".

Le collectif Indymedia Lille soutient totalement la personne inculpée, ancienne membre du collectif. Il appelle également chacun-e à diffuser à l’occasion de ce procès et par la suite le maximum d’informations au sujet de la situation des réfugié-e-s du Calaisis et d’ailleurs !

Le collectif Indymedia Lille organise une soirée de soutien et d’information le jeudi 7 juin (programme). Plusieurs soirées d’information sur le procès et la situation calaisienne sont organisées un peu partout, voir ici le programme.

Résistons et agissons
pour une information libre et insoumise et
pour la liberté de circulation et d’installation !

infos complémentaires sur ce procès sur le site.

Collectif Indymedia Lille
c/o CCL
4 rue de Colmar
59000 LILLE
imc.lille@no-log.org
http://lille.indymedia.org


mardi 05 juin

Encore la rhétorique du retournement !

Moi, je trouve que le premier sinistre est très fort : encore la rhétorique du retournement ! L'avocat Sarkozy a donc ses clones : le premier d'aujourd'hui semble bien être ce cher Fillon.
Par exemple quand il dit ceci (Lyon, le 4 juin) :
"Il faut rompre, pour rejeter l'imposture morale de cette gauche qui joue à colin-maillard avec l'Histoire, la gauche des grandes âmes sèches, qui pratique la justice sociale comme on offre un caramel mou, du bout des doigts, à la sortie des kermesses dominicales".
On appréciera le travail métaphorique ! Décidément le national- libéralisme s'est outillé côté discours ! Et comme toute métaphore met en tension des différences et pointe positivement mais en creux, il y aurait beaucoup à analyser avec cette phrase à rallonge qu'elle n'en peut plus de taper sur l'adversaire... Mais pas le temps maintenant.
fillonJuste pour pointer, quant à moi, qu'on a ici, encore une fois, la fameuse rhétorique du retournement : tout ce que Fillon, dans sa posture de prêtre qui prêche (voyez la photo ci-contre), reproche à la gauche peut être (doit être) compris comme la description fidèle et acerbe de ce qu'est la droite. Relisez la phrase à rallonge en changeant juste 'gauche' par 'droite', et vous verrez que ça veut vraiment dire quelque chose, non plus sur le registre de  l'effet de manche, mais sur celui de la description la plus honnête possible de la réalité...


dimanche 03 juin

On peut rire ! Non ?

Discussion imaginaire, qui s'est déroulée il y a quelques semaines à Paris...


Monsieur Ernest Antoine S. s'adresse à son ami Monsieur Nicolas S. qui compose son gouvernement, en ces termes :

  • Mon fils me désespère. Il n'a pas terminé ses études, ne cherche même pas de travail, passe tout son temps à boire et à rigoler avec ses copains. Ne pourrais-tu pas lui trouver un petit boulot dans un ministère ?

  • Aucun problème, répond le président. Je le nommerai adjoint de mon chef de cabinet, avec un traitement de 6.900 euros par mois.

  • Non, non. Ce n'est pas cela que je veux. Il faut qu'il comprenne qu'il faut travailler dans la vie et lui inculquer la valeur de l'argent.

  • Ah? Bon. Je le ferai chargé de mission en chef, à 5.500 euros par mois.

  • Non, c'est encore trop. Il doit se rendre compte qu'il faut mériter son salaire.

  • Euh... chargé de mission alors ? 2.900 euros par mois ?

  • Toujours trop. Ce qu'il lui faudrait, c'est une place de petit fonctionnaire, tout en bas de la hiérarchie, à moins de 1.500 euros par mois.

  • Alors là hélas, je ne peux rien faire pour toi, répond Nicolas.

  • Mais pourquoi ?

  • Pour ce genre de poste, il faut réussir un concours et avoir un diplôme...


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samedi 02 juin

Terribles rapprochements

Hier, vendredi 1er juin, La Voix du Nord, qui n'est pas ce qu'on appelle un journal de gauche, faisait sa page France|Monde (p.36) avec deux titres dont le rapprochement est saisissant :

VdNrecadr_

Ainsi, Nicolas Sarkozy court-circuite Xavier Darcos sur le dossier de l'Éducation !
Il était légitime de croire que Sarkozy méritait bien son surnom d'Iznogoud lorsqu'il était à la course à l'ambition personnelle, voulant montrer par monts et par vaux qu'il était capable de tout faire et agitant tout ce qu'il pouvait pour qu'on le remarque. On a tous autour de nous, au boulot notamment, des Iznogouds agités !
Le problème, c'est qu'aujourd'hui qu'il est parvenu à gravir la dernière marche, comme il dit, il devrait arrêter cette agitation ! C'était une stratégie (ou simplement une tactique) de confiscation du pouvoir à son profit.  Maintenant qu'il a tout ou presque (présidence de la République, élimination de la présidence du principal parti de la majorité, vague bleue qui risque fort de renforcer ce parti dont la pratique politique principale est celle du culte de la personnalité (de triste mémoire!), etc.), cette agitation iznogoudienne tourne à la pathologie : celle du tyran. La description du tyran en philosophie politique ne montre pas autre chose.

Sur l'autre côté de la page, on peut lire que les juges, les avocats et les droits-de-l'hommisme comme dit si chaleureusement Sarkozy, dénoncent l'impunité trop souvent décrétée pour les mésactions policières. En gros, cela signifie que le Ministre de l'Intérieur couvre des mésactions avérées de la part de ceux et celles qui sont placé(e)s sous son autorité. Mais, au fait, c'est qui ce ministre tant laxiste ? Vu qu'on parle de ce qui s'est passé en 2006 et début 2007, le ministre en question est ... Nicolas Sarkozy, Iznogoud soi-même ! Si l'on ajoute à cela tout ce que le juge Portelli a porté à la connaissance de tous en matière de résultats de la politique de cet Iznogoud-là, ça fait pas mal !

Le problème, c'est quand on rapproche les deux parties de la page : d'un côté un activiste qui veut tout faire car il sait tout faire, de l'autre un commis de la République qui a mal fait son boulot et qui a surtout voulu cacher qu'il faisait mal son boulot ; d'un côté quelqu'un qui disait vouloir tenir un discours de vérité et d'adéquation entre le dire et le faire aux Français béats d'admiration devant une si belle rhétorique, de l'autre un homme d'action qui mentait sur son bilan d'homme d'action... Vous allez me dire qu'il a dit avoir changé pour enfiler le costume présidentiel ! Ah ? Mais attention, qui sait changer une fois, peut changer toujours !! Qui se dit président républicain peut, pour d'insondables raisons d'efficacité, se muer en tyran Français, fossoyeur de la République !

Dans le même temps, bellaciao.org nous fournit quelques précisions sur le profil du va-t-en guerre Arno Klarsfeld, un bon excellent copain de Nicolas Sarkozy...

Tout cela est à pleurer !


mardi 29 mai

Soignez-vous !

sarkozyl



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Vol AF 796 pour Bamako - suite 2

lib_rationLa suite est dans Libération d'aujourd'hui... Retour sur terre pour le rebelle du Paris- Bamako. En attente de son jugement, Salif Kamaté revient sur son parcours...


Et ça continue !

Nombreux sont ceux qui ont dénoncé les confusions multiples dont s'est servi le candidat Sarkozy pour se faire une bonne campagne. Brich59 l'avait fait en souhaitant ses bons vœux pour 2006 !
On pouvait penser qu'il s'agissait, pour Nicolas Sarkozy, d'un usage très machiavélique de tous les moyens disponibles quels qu'ils soient pour arriver à ses fins : être élu Président de la République ; et que, donc, une fois élu, notre Nicolas allait remettre les choses en ordre et mettre un terme au règne de la collusion qu'il avait instauré.
Eh bien NON !
Non seulement le contrôle des médias est de plus en plus évident, mais on continue le petit train-train des dépenses partisanes aux frais de la République. Ce jour, l'Élysée va véhiculer une meute de journalistes pour couvrir le meeting électoral animé par Sarkozy au Havre... Une réunion du parti politique UMP financée par la Présidence de la République : temps de travail du Président soi-même + frais de transport etc.
La confusion des pouvoirs est à son comble : l'exécutif avec le législatif (UMP) et l'exécutif avec le médiatique (journalistes). Quand je dis "l'exécutif", je veut dire ici la Présidence de la République - à moins que ce ne soit le Président de la République en personne, et là c'est typiquement un fonctionnement de dictature !

Vous allez voir que bientôt, il va faire main basse sur l'opposition parlementaire et sur ses propres contre-pouvoirs...


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lundi 28 mai

Vol AF 796 pour Bamako - suite

En début d'après-midi, ce communiqué de RESF.


L’HUMANITÉ DANS LES MOTS, LA BRUTALITÉ DANS LES FAITS

Le Malien dont l’expulsion a été empêchée le 26 mai par l’intervention de passagers indignés des violences qu’il subissait sur le vol Air France Paris-Bamako est libre.

En effet, bien que la police l’ait particulièrement chargé en portant plainte pour trois motifs (« opposition à une mesure d’éloignement », « refus d’embarquement » et « coups et blessures contre un policier »), le Juge des libertés et de la détention du TGI de Bobigny a décidé de ne pas le traduire en comparution immédiate, de le libérer et de le convoquer en justice le 28 juin. Une décision qui est un démenti cinglant aux rumeurs colportées aussi bien par les policiers dans l’avion que par un collaborateur du ministre tendant à le faire passer pour un dangereux délinquant.
Les conditions de brutalité particulièrement choquantes dans lesquelles s’est déroulée cette tentative d’expulsion sont aussi un démenti sans appel aux propos du nouveau ministre qui, dans ses déclarations, prétend conjuguer "fermeté et d'humanité" (« l’un ne va pas sans l’autre ») alors que dans les faits, la brutalité et elle seule préside aux expulsions.

Cette violence à l’égard des expulsés s’accompagne d’une volonté de plus en plus affirmée de réprimer tous ceux qui seraient tentés de ne pas laisser faire, de ne pas se taire, de ne pas fermer les yeux. 
Cette affaire, qui a conduit à l’annulation du vol du 26 mai pour Bamako place Air France devant ses responsabilités : rien, aucune loi, aucun règlement n’oblige une compagnie aérienne, privée de surcroît à accepter des voyageurs contraints sur ses vols, menottés, parfois bâillonnés, attachés à leur siège  et tabassés quand ils protestent. Les clients de la compagnie ne prennent pas non plus des billets Air France pour être menacés par la police quand ils s’élèvent contre des scènes choquantes, et, pour certains d’entre eux, évacués de force de l’avion, molestés, placés en garde à vue et poursuivis comme le sont Kadidja  et François Auguste traînés en justice et menacé de 5 ans de prison et 18 000 € d’amende pour n’avoir pas toléré les conditions inhumaines imposées aux reconduits. Les passagers d’Air France achètent des billets pour se déplacer dans des  conditions normales de sécurité et de confort. Ils veulent voyager dans un avion, pas dans un fourgon cellulaire volant.