De fil en aiguille, ou plutôt de phrase en livre, je suis tombé sur l'ouvrage de Betty Friedan,  traduit par Yvette Roudy, dans l'édition de 2019 (La femme mystifiée, chez Belfond).
Écrite en 2018 par la traductrice et néanmoins ancienne ministre de François Mitterrand, la préface permet de suivre deux chemins :
- celui qui permit à Yvette Roudy de s'inscrire dans le féminisme, à partir de la traduction en 1964 de l'ouvrage que Betty Friedan avait publié en 1963 (The Feminine Mystique) ;
- celui du féminisme même, mouvement politique s'il en est, chemin qui tient son point de départ dans le socialisme et dont le tracé est pour le moins tortueux, n'épargnant pas les retours en arrière...
En avril 2018, Yvette Roudy peut écrire que "de toute évidence la « femme » n’en finit pas d’être « mystifiée ». Les féministes de demain ont encore de beaux jours devant elles. Nous comptons sur elles."