En ce jour d'armistice après hécatombe, je viens de retrouver dans mes affaires d'enfance une composition pour piano due à ma colère d'adolescent de 14-15 ans lorsque mes parents nous séparèrent brutalement de Baloo, notre super fou cocker anglais blond. Ma colère rageuse justifiait dissonances, violences et brutalité, pendant que mon apprentissage sauvage de l'écriture musicale m'installait dans une forme très très classique où la fluidité doit régner (JS Bach était ma référence canonique). Terrible contradiction entre la brutalité de la séparation et sa nécessité bien comprise (Baloo ne faisait que des grosses bétises et finissait par être "mordant")...

Écrit sur mon piano droit d'étude hollandais, je trouve que ça ne sonne pas trop trop mal au clavecin façon midi, à une allure vivace... Si quelqu'un veut jouer ça (vivace : en fait le plus vite possible !), la partition est ici.

Je ne l'avais pas titré à l'époque. Du moins rien n'est indiqué sur la feuille retrouvée. On appellera ça "départ précipité" ;-(