affiche_1_mediumAvant-hier, je suis allé au Métropole de Lille voir le dernier film d'Eran Riklis, avec Hiam Abbass et Rona Lipaz Micheal. Film éblouissant de retenue et d'émotion humaine, dans la profondeur de jeu aussi bien que dans la beauté de l'image...
Amnesty International parrainait la sortie de ce formidable film. C'est dire sa tonalité. C'est d'abord un film "humain". Pas "humaniste", mais directement humain, au sens le plus plein du terme.

Telle est la posture de ces deux femmes qui s'affrontent : affrontement en connivence objective pour dépasser le guerrier et laisser place au sentiment d'humanité - doit-on dire de féminité ? - dans cette vie tragique faite à la Cisjordanie.

Et puis il y a Hiam Abbass qui crève l'écran et porte en elle-même cette humanité, aussi bien dans ses rôles (souviens-toi de la voix de Jenane dans Azur et Asmar en 2006, cinéphile averti !) que dans ses propos (cf. le "portrait" de Libé d'hier, ou l'entretien sur allociné).
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La femme est l'avenir de l'homme, disait le poète... Au sein d'un peuple aux coutumes si masculines et face à un État qui bafoue si énormément et si impunément les droits élémentaires de l'humain, elle semble l'être plus que jamais !