C'est bien ce que j'ai toujours imaginé : le commerce, nerf du libéralisme, ne fonctionne pas sans agressivité. Le principe du commerce est de faire du profit lors d'un échange marchandise ou service contre finance. S'il y a nécessité de profit, il y a, comme par définition, inégalité dans l'échange. En gros comme en détail - et en règle générale -, l'acheteur paye toujours plus qu'il ne devrait si on s'en tenait à la "valeur" de ce qu'il achète... Vaste débat. C'est quoi la "valeur" ? Comment ça se calcule ? Pourquoi est-ce l'inverse quand on vend sa force de travail ? [ajout du 8 avril : peut-être tout simplement parce qu'on ne vend pas sa force de travail, on achète le droit à un salaire - tout étant dans le sens du rapport (de force) offre/demande] Etc.
Reste que j'ai l'intime conviction que le fond de mon intuition est correct.

Qui plus est dans le secteur immobilier où les "marges de profit" sont énormes - ne serait-ce parce que le commerçant peut faire fonctionner son savoir-faire sur deux victimes à la fois. Je ne vous dis pas l'enjeu. Du coup un agent immobilier est quelqu'un de très très courtois, style Kaa, le serpent du Livre de la jungle quand il hypnotise sa prochaine proie... Très courtois, sauf que, quand on fait savoir ce qu'on pense d'eux et de leurs pratiques, ils deviennent très très grossiers.

ZorroExemple récent : le défenseur [?] d'une société immobilière - il s'y fait appeler Zorro !- a "répondu" à mon billet de l'autre jour (c'était le 19 mars) par un commentaire que je vous livre ici tel quel :

et toi tu en as pas marre de polluer le Web avec des blog à la con.......
ARCADIM - email : zorro@arcadim.com - http://www.arcadim.com

On appréciera le style de cette éructation langagière. J'aurais pu la laisser passer dans la rubrique des commentaires. Je préfère la valoriser dans un billet, un vrai ! Histoire de rappeler à ce Zorro-là que le Zorro de L.A. défendait la cause des pauvres gens, lui !