dimanche 20 janvier

Sarkozus, collusionis rex, collusionarum collusio est demandé !

Sarkozus, collusionis rex, collusionarum collusio est demandé !
Pas vraiment de retour : il n'est jamais parti !
Mais maintenant, c'est le parti lui-même qui le demande !
L'UMP, que le Roi d'Maubeuge a soumis, appelle de ses vœux l'intervention de son maître, non pour que ce dernier gère son domaine privé (l'UMP), mais pour qu'il redorer son blason à lui !

C'est du moins ce que dit l'inénarrable Devedjian dans une interview au Journal du dimanche de cette semaine ! On y apprend que Sa Majesté Sarkozus-collusionis-rex est l'antiTartuffe. On entend le godillot-chef se plaindre de l'incurie intellectuelle et politique de la populace :  Les gens, dit-il, ne retiennent que les images du luxe. C'est plus facile et plus amusant de regarder les photographies d'un couple heureux que l'argumentaire juridique et austère de la réforme du contrat de travail. Cette petite révolution, c'est vrai, marque pour l'instant moins les esprits que les images sur papier glacé.
Pauvres de nous ! Pauvre de lui ! Pauvre presse !

Tiens, ben, justement, le détricotage du droit du travail, si on en parlait aux "gens" sans mensonge ni duperie, avec "transparence" et respect de la personne humaine ? Chiche ?

Bref, le godillot en chef attribue la baisse de popularité de son patron à un "effet pervers" de la fameuse transparence. Il enchaîne en disant préférer un président bling-bling à un candidat plan-plan. On voit ici que le niveau du discours politique monte quand il chausse la paire de godillots ! Les attaques ad hominem sont toujours de la partie dans le parti... sûrement un effet de la transparence ! ou du manque d'épaisseur !

Notre godillot en chef pense que la baisse de popularité de son boss est provisoire et qu'avec son engagement dans les municipales, le président regagnera du terrain... En tous cas, avec des propos comme ça, si transparents, la lettre envoyée à François Hollande et Didier Mathus par Michel Boyon, le président du CSA, en réponse à leur requête concernant le temps de parole de Nicolas Sarkozy dans les médias audiovisuels s'illumine d'une transparente clarté : on sait pour qui roule le CSA !

Voilà une des facettes les plus visibles de la transparence toute berlusconienne de Sarkozus, collusionis rex, collusionarum collusio !