Le problème de la France aujourd’hui, c’est que les salaires sont trop bas et que les prix sont trop élevés. Je veux SarkoBiaisque les heures supplémentaires soient toutes rémunérées 25% de plus que les heures normales, quelle que soit la taille de l’entreprise, et qu’elles soient exonérées de toutes charges fiscales et sociales pour qu’elles soient plus payantes pour les salariés et moins chères pour les entreprises. Quatre heures de travail en plus par semaine sans charges, c’est immédiatement 1 980 euros net en plus à la fin de l’année pour tout salarié rémunéré au SMIC. Je veux que notre économie soit plus dynamique, plus prospère, que les salariés aient des emplois plus qualifiés, pour que les salaires de tous soient plus élevés. Je n’augmenterai pas les impôts car les impôts, c’est moins de pouvoir d’achat pour tous les Français.
Ce propos date du 16 février 2007 et se lit encore aujourd'hui sur sarkozy.fr, avec le titre suivant : Je veux être le Président du pouvoir d'achat.

Intéressant ce propos, intéressant de le rapprocher de ce que dit aujourd'hui l'élu des Français, je veux dire la même personne qui en février 2007 était candidate et qui aujourd'hui est Président de la République.

Et que ce Président-là, il dit aujourd'hui que le français qui se plaint de ne pas avoir un pouvoir d'achat à la hauteur de la satisfaction de ses besoins sociaux vitaux, que ce français-là n'a qu'à s'en prendre à lui-même. Et que s'il veut augmenter son pouvoir d'achat, il n'a qu'à augmenter sa cadence de travail, il n'a qu'à bosser plus d'heures, etc.

Bref la promesse se voudrait oubliée ! La rhétorique de l'envers faisait bien son œuvre... Aujourd'hui, il est question de contrepartie (le fameux gagnant-gagnant), alors qu'il est clair que les salariés ne peuvent être en situation de dialogue d'égal à égal avec un patronat trop sûr de lui, chômage aidant... car le chômage profite aux patrons, c'est établi - mais personne ne le dit clairement. Le jeu de dupes peut continuer.

Pour Nicolas Sarkozy qui, pendant la campagne électorale, s'était présenté comme "le président du pouvoir d'achat", la tache va être complexe, comme dit Jean-Marcel Bouguereau sur le site du NouvelObs !
Ça, c'est sûr ! La tache que le libéralisme rhétoriquement habile a produite sur la civilisation humaine est énorme et n'a pas fini de s'étendre pour contaminer l'ensemble du tissu humain tel un maïs OGM en plein champ !
Quant à la tâche, il faut y être dur, si l'on veut dénoncer sans relâche les malversations langagières de notre bon Président et de sa bande de suppôts champions de la rhétorique du mensonge et de la culpabilisation des foules.
Pour aujourd'hui...