mardi 08 janvier

Dieu et ses saint(e)s

Ça y est ! Là, c'est vraiment dit : le Roi d'Maubeuge est un Dieu !
Présentation de Mathieu Le Sire : Il a vingt ans et excerce la profession d'aide soignant à l'hôpital Necker à Paris. 154x114_iLyROoaftDDZ_2Chaque jour, d'Evreux il fait le trajet par le train. Mathieu Le Sire travaille 40 heures par semaine et est payé 35. Cela ne l'empêche pas d'être un militant UMP qui a découvert sa foi en Nicolas Sarkozy il y a trois ans. Aujourd'hui, à Evreux, il milite comme il respire, avec la sincérité et la fougue d'une jeunesse qui découvre le monde politique comme un rêve où tous les espoirs sont permis. Il faut respecter cette  espérance-là sans porter de jugement hâtif. C'est ce qu'on peut lire sur Wikio, sans qu'on sache qui est l'auteur du billet. S'il est de Mathieu Le Sire, il parle de lui à la troisième personne (?). Si non, le billet est anonyme (?). En tous cas, une analyse sémantique sauvage de ce court texte serait très éclairante sur le "sous-texte" qui y fonctionne.

Bref, tu auras compris, mécréant que tu es, cher lecteur fidèle, le Sire a rencontré son Dieu et demande qu'on ne le juge pas hâtivement, lui qui a trouvé sans hâte le réconfort et la transcendance salvatrice.

Le Roi d'Maubeuge a finalement bien fait d'aller au Vatican tenir les propos qu'il a tenus, et d'y aller avec sa cour ses saints. Nom d'une pipe, comme dirait Saint Bigard !


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Durable, vous avez dit "durable" ?

Le développement durable, la tarte à la crème depuis une dizaine d'années, la crème de la rhétorique tranquille, celle qui écrase tout sur son passage.
Un jour, j'ai rencontré le "développement durable" sur mon chemin professionnel et n'y ai vu que de la rhétorique. Je crois que mon directeur de l'époque m'en a un peu voulu de ne pas donner suite comme il l'attendait à sa demande. Ça aurait pu rapporté des sous. Ça aurait pu ! Sauf que moi, travailler sur et avec vent sémantique, ça me gonfle !

Depuis ce moment-là, on a en effet vu fleurir, comme champignons sous la rosée libérale, des slogans publicitaires à se tordre de rire, si l'enjeu n'était pas l'entourloupe commerciale et idéologique généralisée.

Lu ce matin dans Premières synthèses, n° 02.2, de ce mois de janvier, ceci : 42% des jeunes sortis de CIVIS depuis le début du dispositif ont accédé à un "emploi durable" à la sortie, à savoir un emploi d’une durée réelle ou prévue supérieure à six mois hors contrats aidés du secteur non marchand.

On appréciera le taquet à partir duquel on estime le durable en matière d'emploi des jeunes.
Rendez-vous compte : 6 mois, c'est toute une vie !

Une vie économique placée sous le signe de la "jetabilité" des hommes et des femmes qui travaillent et dont l'employabilité, comme on dit, consistera à être capables de sauter d'une durabilité à l'autre, au gré des caprices des "décideurs". Belle durabilité en vérité !

Ce matin, dans ma boîte aux lettres, j'ai également trouvé une invitation de Laurence, ma copine du MEDEF. Elle a le plaisir, dit-elle, de m'inviter à assister à un événement-média exceptionnel : "Le développement durable: l’atout concurrentiel de l’offre France", à l'issue duquel les fédérations adhérentes signeront une charte d'engagement. C'est le 10 janvier. Si quelqu'un veut y aller, c'est ici qu'il faut s'inscrire.

Moi, j'irai pas !


Posté par brich59 à 08:08 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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