mardi 29 mai

Soignez-vous !

sarkozyl



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Vol AF 796 pour Bamako - suite 2

lib_rationLa suite est dans Libération d'aujourd'hui... Retour sur terre pour le rebelle du Paris- Bamako. En attente de son jugement, Salif Kamaté revient sur son parcours...


Et ça continue !

Nombreux sont ceux qui ont dénoncé les confusions multiples dont s'est servi le candidat Sarkozy pour se faire une bonne campagne. Brich59 l'avait fait en souhaitant ses bons vœux pour 2006 !
On pouvait penser qu'il s'agissait, pour Nicolas Sarkozy, d'un usage très machiavélique de tous les moyens disponibles quels qu'ils soient pour arriver à ses fins : être élu Président de la République ; et que, donc, une fois élu, notre Nicolas allait remettre les choses en ordre et mettre un terme au règne de la collusion qu'il avait instauré.
Eh bien NON !
Non seulement le contrôle des médias est de plus en plus évident, mais on continue le petit train-train des dépenses partisanes aux frais de la République. Ce jour, l'Élysée va véhiculer une meute de journalistes pour couvrir le meeting électoral animé par Sarkozy au Havre... Une réunion du parti politique UMP financée par la Présidence de la République : temps de travail du Président soi-même + frais de transport etc.
La confusion des pouvoirs est à son comble : l'exécutif avec le législatif (UMP) et l'exécutif avec le médiatique (journalistes). Quand je dis "l'exécutif", je veut dire ici la Présidence de la République - à moins que ce ne soit le Président de la République en personne, et là c'est typiquement un fonctionnement de dictature !

Vous allez voir que bientôt, il va faire main basse sur l'opposition parlementaire et sur ses propres contre-pouvoirs...


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lundi 28 mai

Spinoo

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avec le CNDP
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Vol AF 796 pour Bamako - suite

En début d'après-midi, ce communiqué de RESF.


L’HUMANITÉ DANS LES MOTS, LA BRUTALITÉ DANS LES FAITS

Le Malien dont l’expulsion a été empêchée le 26 mai par l’intervention de passagers indignés des violences qu’il subissait sur le vol Air France Paris-Bamako est libre.

En effet, bien que la police l’ait particulièrement chargé en portant plainte pour trois motifs (« opposition à une mesure d’éloignement », « refus d’embarquement » et « coups et blessures contre un policier »), le Juge des libertés et de la détention du TGI de Bobigny a décidé de ne pas le traduire en comparution immédiate, de le libérer et de le convoquer en justice le 28 juin. Une décision qui est un démenti cinglant aux rumeurs colportées aussi bien par les policiers dans l’avion que par un collaborateur du ministre tendant à le faire passer pour un dangereux délinquant.
Les conditions de brutalité particulièrement choquantes dans lesquelles s’est déroulée cette tentative d’expulsion sont aussi un démenti sans appel aux propos du nouveau ministre qui, dans ses déclarations, prétend conjuguer "fermeté et d'humanité" (« l’un ne va pas sans l’autre ») alors que dans les faits, la brutalité et elle seule préside aux expulsions.

Cette violence à l’égard des expulsés s’accompagne d’une volonté de plus en plus affirmée de réprimer tous ceux qui seraient tentés de ne pas laisser faire, de ne pas se taire, de ne pas fermer les yeux. 
Cette affaire, qui a conduit à l’annulation du vol du 26 mai pour Bamako place Air France devant ses responsabilités : rien, aucune loi, aucun règlement n’oblige une compagnie aérienne, privée de surcroît à accepter des voyageurs contraints sur ses vols, menottés, parfois bâillonnés, attachés à leur siège  et tabassés quand ils protestent. Les clients de la compagnie ne prennent pas non plus des billets Air France pour être menacés par la police quand ils s’élèvent contre des scènes choquantes, et, pour certains d’entre eux, évacués de force de l’avion, molestés, placés en garde à vue et poursuivis comme le sont Kadidja  et François Auguste traînés en justice et menacé de 5 ans de prison et 18 000 € d’amende pour n’avoir pas toléré les conditions inhumaines imposées aux reconduits. Les passagers d’Air France achètent des billets pour se déplacer dans des  conditions normales de sécurité et de confort. Ils veulent voyager dans un avion, pas dans un fourgon cellulaire volant.



dimanche 27 mai

Vol AF 796 pour Bamako

logo3Il y a à peine plus de deux heures, un message est tombé dans ma boîte aux lettres électronique. C'est un communiqué de RESF. Il contient le témoignage de passagers du vol Air France 796 Paris-Bamako d'hier en fin d'après-midi...
Je ne peux pas ne pas me faire relais de ce texte - que voici.


Samedi 26 mai. Vol AF 796 pour Bamako.
Quelques minutes avant la fermeture des portes, des cris au dernier rang de l'avion. Une reconduite à la frontière classique.
Deux personnes tentent de contenir un homme d'une quarantaine d'années qui se débat violemment. On croit d'abord à une bagarre entre passagers. Certains veulent les séparer mais en sont vite dissuadés par les policiers qui se font alors connaître. S'ensuit une scène d'une grande violence: l'un des policiers pratique un étranglement sur le passager, l'autre lui assène de grands coups de poing dans le ventre. Ses hurlements se transforment en plaintes rauques. Cette tentative de maîtrise dure dix bonnes minutes, peut-être plus, et suscite immédiatement chez les passagers un mouvement de protestation qui n'a aucun effet sur les violences en cours.
L'un des passagers filme la scène avec son téléphone, ce qui énerve un peu plus la responsable de l'opération, qui menace d'arrestation les personnes les plus proches et photographie les protestataires.
Pour tenter de faire taire tout le monde, la policière explique que l'homme n'est pas un simple sans papiers, mais un repris de justice, soumis à la double peine. Cela semble à ses yeux justifier la méthode et toute la violence exercée sur lui.
Sous les huées des passagers, l'homme finit par être immobilisé et sanglé. Il perd connaissance, yeux révulsés, langue pendante, écume aux lèvres. Un mouvement de panique gagne les policiers. Ils prennent alors la décision de l'évacuer. Autour de nous, de nombreux passagers imaginent que l'homme est mort, ce qui fait encore monter d'un cran l'émotion. Des femmes pleurent, des gens convergent de tout l'appareil, rajoutant à la confusion. C'est alors qu'une bonne dizaine d'agents de la Police des Air et des Frontière, la PAF, fait irruption dans l'appareil.
Désigné par la responsable de l'opération, Michel Dubois, qui comme nous tous avait pris part aux protestations, est débarqué pour auditions. D'autres passagers, choqués par cette arrestation, sont à leur tour menacés du même sort.
A bord, on nous demande vainement de nous rasseoir, de nous calmer mais beaucoup exigent le retour de Michel Dubois. Un des policiers, visiblement dépassé par la situation, nous propose alors un marché: Michel pourrait réembarquer à condition que l'expulsé remonte lui aussi à bord. La balle était donc dans notre camp, nous serions responsable du retard de l'avion, et même de l'éventuelle annulation du vol. Michel devenait clairement une monnaie d'échange.
Cette proposition inacceptable est d'ailleurs tout de suite contredite par un policier de la PAF qui annonce la garde à vue de Michel Dubois et réitère ses menaces à l'égard des passagers qui campent sur leurs positions.
Le commandant de bord finit par faire une annonce, dans laquelle il fait état de "manœuvres" d'un individu refusant d'être reconduit dans son pays d'origine, et de manifestations d'une minorité de passagers pour expliquer l'annulation du vol.
Nulle mention des violences dont nous avions été témoin, ni de l'état de santé du passager pourtant aperçu dans une ambulance stationnée au pied de l'appareil, toujours inconscient et sous assistance respiratoire.
Nous sommes nombreux, comme Michel Dubois, à être choqués par la barbarie de la scène, par le traitement excessivement violent qui a été infligé sous nos yeux à cet homme, fut-il repris de justice, (ce dont il nous est d'ailleurs permis de douter, puisqu'afin de ne pas attirer l'attention des autres voyageurs, les policiers avaient d'abord décidé de le faire voyager sans le menotter).
Nombreux aussi à avoir la désagréable impression d'avoir été pris en otage par les autorités et profondément choqués par l’attitude du Commandant de bord d’Air France qui n’est pas intervenu pour faire cesser ces violences les tolérant même au mépris de la sécurité des passagers qu’il se doit d’assurer et en prenant la responsabilité de faire annuler le vol empêchant du même coup des centaines de personnes de faire le voyage pour lequel elles avaient acheté un billet.
Nous sommes enfin révoltés d'avoir été contraints de devenir complices des policiers en obéissant aux différentes injonctions et menaces proférées à notre encontre. Devions-nous laisser se dérouler sous nos yeux des actes d'une telle brutalité?
Pouvions-nous accepter l'arbitraire de l'arrestation de l'un d'entre nous dont le seul tort avait été de s'indigner et de parler avec les policiers pour tenter de faire cesser la violence? Il y a là une pénalisation de la solidarité qui nous semble inadmissible et inquiétante quant à l'état de notre démocratie.
Nous ne sommes pas assez naïfs pour croire que cette scène est un cas isolé, une bavure en somme. Nous savons qu'elle se reproduit quasi quotidiennement, et nous tenons à manifester notre indignation en relatant les faits le plus exactement possible.
Michel Dubois a été relâché quelques heures plus tard, mais on l’a informé que des poursuites seraient engagées contre lui. Quant au passager Malien, nous n'avons aucune nouvelle de lui, et son état de santé ainsi que le sort qui lui sera réservé dans les prochains jours nous inquiètent au plus haut point.

Des passagers du vol AF 796.


samedi 26 mai

Concerts en vue...

Décidément, ça ne chôme pas à La Chapelle des Flandres !
Après le superbe concert des jeunes de Biscantor! (lisez l'élogieux article de La Voix du Nord), c'est le chœur de chambre Cœli et Terra qui se fait entendre. Ça commence par une randonnée sonore sur un fil pour finir par une excursion dans une île du nord-ouest de l'Écosse :

  • Mercredi 30 mai, Cœli et Terra vous propose trois départs pour une randonnée sonore dans l'Usine Bombardier Transport, place des Ateliers à Crespin : 16h30, 18h30 et 20h - gratuit sous réserve de réservation à la Mairie de Crespin [03 27 45 61 61]. Toute l'info est .

  • Samedi 9 juin, les Roubaignos sont à Vieux-Condé, Parc Jean Dussenne, à 18h (accès libre). Souvenez-vous de l'enregistrement Vivat ! 1/2 siècle de chansons roubaisiennes... L'info est .

  • Vendredi 22 et Samedi 23 juin, Cœli et Terra participera à la production française de Kilda, l'île des hommes oiseaux, opéra européen... Ce sera au Phénix de Valenciennes. L'info est . Le tract du Phénix est ici.

groupKilda


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jeudi 24 mai

Petites affaires entre "amis" : Berlusconi comme modèle politique

sollyDécidément, la valse berloscunienne est dirigée de main de maître par Nicolas Ier !
La nomination de Laurent Solly (qui participa très activement à la campagne du candidat Sarkozy) à TF1 vient compléter le tableau de la nomination des deux journalistes au cœur opérationnel du nouveau pouvoir (Catherine Pégard de l'hebdomadaire Le Point et Myriam Lévy du quotidien Le Figaro)...
En fait, c'est juste pour montrer à la face du monde que TF1, Le Point, Le Figaro - et les empires médiatiques qui vont avec - sont des médias très "respectables"... Quant aux chaînes "publiques"...


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lundi 21 mai

Jogging

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Le silence est une caution...

UMPflicsC'était vendredi 18 mai,

au début de l'émission Là-bas si j'y suis,

parmi les messages déposés sur le répondeur par des auditeurs,

un témoignage de la violence policière à Montpellier...

Le silence est une caution...


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