Clipboard01Ainsi donc les statuts de l'UMP vont être modifiés. Pourquoi ? Parce que sa majesté Nicolas le Mystificateur le veut ainsi.

En fait, c'est assez clair : personne ne doit faire d'ombre à sa majesté Nicolas. Donc personne ne le remplacera à la tête du premier parti politique - quitte à changer les statuts de ce parti. On appréciera l'évolution de l'UMP, en quatre temps (c'est un tango) :

  1. d'abord parti qui, à sa création par Juppé, veut rassembler toutes les sensibilités de la droite (on parle même de courants à l'époque) ;

  2. parti que Nicolas Sarkozy met à sa botte et soumet au discours unique, le sien ;

  3. parti que Nicolas Sarkozy transforme en machine de guerre pour lui permettre de gravir la dernière marche [sic] de son ambition personnelle ;Clipboard02

  4. parti que Nicolas Sarkozy transforme en parti godillot à son seul service de façon à rester seul maître à bord.

Il y a là-dedans quelque chose de très très inquiétant : le statut de tyran de notre Président se dévoile de plus en plus :

  • quand un seul homme décide de changer les statuts du premier mouvement politique de la Nation pour son seul intérêt, cela s'appelle un coup d'état comme seul les tyrans habiles savent les perpétrer ;

  • changer les règles du jeu pour éliminer dans l'œuf toute possibilité de rivalité peut apparaître, en philosophie politique, comme le propre du tyran.

Bien sûr, la rhétorique sarkozienne va nous maquiller tout ça en "c'est bon pour la France", "c'est pour l'efficacitéFigaro3 des bonnes idées de Nicolas Sarkozy", "on n'a pas le temps de tergiverser, il faut agir", etc. Le Figaro essaie déjà - mais a du mal à cacher le fait du prince qui cherche le pouvoir absolu. Par exemple ici ou .
Et, comme dit Christophe Jakubyszyn, dans Le Monde LeMondedaté de ce 15 mai, "les 330 000 adhérents de l'UMP, dont près de la moitié se sont encartés en 2005 et 2006 avec la promesse d'élire leur chef, peuvent ranger leur carte jusqu'en 2017, M. Sarkozy ayant promis de changer la Constitution pour limiter le cumul du nombre de mandats présidentiels à deux." Mais les promesses n'engagent que ceux qui y croient ! Ça, on le sait depuis 1995 !