samedi 26 juin

Autodocumentation et autoformation

      

Autodocumentation :
autoformation, langage & vérité

 

Bruno Richardot, USTL-CUEEP
Colloque GRAF98
4ème colloque Européen sur l'Autoformation
Dijon 10 au 12 décembre 1998
ENESAD-GRAF

 

Documenter peut être transitif ou pronominal. Dans le premier cas, le professionnel de l'information documente son client, un collègue enseignant par exemple : il lui livre des documents, ou plus simplement des renseignements. Dans le second cas, c'est le collègue en question qui recherche documents et renseignements. Se documenter peut alors consister à s'enquérir auprès du professionnel de l'information. Ce peut être aussi se livrer à l'autodocumentation. Et, à observer le prodigieux développement du discours sur l'autoformation depuis plus d'une décennie, on imagine que le thème de l'autodocumentation suit le mouvement et occupe de plus en plus les esprits.
À lire attentivement un récent ouvrage (Carré 1997), on constate pourtant que l'autodocumentation n'y occupe qu'une modeste place : le mot n'y connaît que six occurrences - dont cinq correspondent à des tentatives de (com)prendre l'autodocumentation dans les courants qui structurent l'univers de l'autoformation. La sixième occurrence voit dans l'autodocumentation une « compétence métacognitive » , voire une « métacompétence d'apprentissage » , nécessaire à l'« autogestion de ses propres processus cognitifs » , en limitant son application à l'identification et la localisation des ressources pédagogiques humaines et matérielles disponibles.
Reprenons da capo. Dans l'expression s'autodocumenter, le préfixe auto- semble redondant : la pronominalité suffirait à marquer la réflexivité. Il faut donc qu'il marque une insistance : documenter soi-même (= s'-) par soi-même (= auto-). Cette remarque vaut pour s'autoformer : souvenez- vous de l'« art de s'instruire par soi-même »  de Condorcet. Mais que peut bien signifier auto dans le cas de l'activité documentaire?

Prenons la recherche documentaire. Dans le discours, la philosophie grecque antique distinguait trois niveaux : le pragma (c'est-à-dire ce dont on parle), la lexis (c'est-à-dire la façon dont on parle) et le rhêma (ou encore la thésis, c'est-à-dire ce qui est dit). Le regard documentaire sur le document est d'abord repérage de ce dont ça parle, avant même que de chercher à comprendre ce que ça dit. Et, parce que la documentation est un fait social, les pragmata doivent être répertoriés (thésaurus). Les mots-pragma peuvent alors y être ces mots magiques qui en même temps décrivent (descripteurs) le monde si dense des documents et permettent d'y pénétrer (mots-clés). Je définirais volontiers un thésaurus comme un langage dont le système référentiel est partagé par une communauté définie, comme un langage utile au dialogue documentaire entre les membres d'une communauté. Et des conflits sont possibles entre ce langage et le langage communautaire, plus riche, plus diversifié, plus mobile, plus versatile aussi. Par ailleurs, au sein d'une communauté d'acteurs, la stabilité sémantique (voire lexicale) n'est pas telle que les méprises y soient impossibles : langage communautaire et langage privé se mécomprennent quelquefois...
Car, si la recherche documentaire est un acte social utilisant codes écrits et conventions d'usage, elle est d'abord recherche pour soi, quête d'information préalablement formulée à part soi, dans l'intimité du langage privé, c'est-à-dire de façon inaudible et incompréhensible par autrui. La dimension privative est ici prise en compte pour être dépassée parce qu'improductive pour l'heuristique documentaire. En fait, tout se passe comme s'il y avait trois jeux de langage différents (privatif, communautaire et documentaire) où celui qui entreprend une recherche documentaire pour et par lui-même devra tremper sa question. À chaque étape, la question adapte son habillage langagier pour être productive à cette étape-là. Plus que de traduction, il vaut peut-être mieux parler de transformation : ce qui est en jeu ici n'est pas la relation langage/pensée, ni la relation langueA/langueB : un jeu de langage n'est pas une langue. Ce qui est en jeu, ce n'est pas l'énonciation mais la productivité sémantique de la question dans des mondes différents. S'originant dans le soi à part soi, le questionnement autodocumentaire n'est possible qu'au prix d'une double transformation, d'un double travail.

Mais l'autodocumentation ne se réduit pas à la recherche documentaire. La lecture est une activité essentielle de l'autodocumentation. Elle en constitue même parfois l'activité principale dans certains mouvements d'éducation populaire.
Au moment même où je m'engage dans la lecture d'un document, je me fais nécessairement une idée de ce que dit le document. Cette idée fonctionne comme un préjugé - pas un préjugé au sens négatif du terme (sens attribué par les Lumières), mais au sens d'une attente de vérité du document - une telle attente étant déterminée par ce que l'on pourrait appeler la position « historique » du lecteur (culture, inscription dans la tradition, mais aussi projet, etc.). La lecture va alors fonctionner comme un dialogue entre cette attente de vérité et le texte du document. C'est en explicitant mes préjugés que je recevrai ce que dit le document dans toute son altérité. Pour dialoguer, il faut satisfaire à trois conditions sine qua non : j'attends qu'une vérité sorte du dialogue ; j'ai mon idée sur la question mise en débat ; j'admets, par principe, que l'autre pourra avoir raison contre moi. Lire un document, c'est dialoguer avec le texte. Plus le lecteur avance dans sa lecture, plus le document lui parle, plus le texte s'impose dans une vérité différente de la sienne.
La part de soi mise dans la lecture est capitale. Il n'y a pas de lecture objective. L'expression lecture objective n'a aucun sens. La lecture est mise en avant de soi dans l'attente de la manifestation de l'autre. La lecture est formation de soi par soi dans le dialogue avec l'autre. La lecture comme autoformation expérientielle...


PS. Ce texte faisait partie des propositions de communications retenues par le comité scientifique réuni le 16 juillet 1998 pour préparer le colloque cité plus haut. Il ne figure pas dans les actes dudit colloque, pour la simple raison que je ne suis pas allé à Dijon ce mois d'octobre-là, l'argent disponible pour ce type d'activité étant réservé aux enseignants-chercheurs et aux thésards - et je ne suis qu'ingénieur documentaliste. Ce texte est néanmoins disponible (format PDF) sur le site d'EDUCAGRI. Vous pouvez aussi le récupérer tel quel en cliquant là => richardot.pdf.
 

 


   

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jeudi 24 juin

De la chanson, de la bière et des frites

   

L'association La Chapelle des Flandres nous l'avait promis : bientôt un florilège de chansons locales va voir le jour. Un disque, qui sortira fin 2004, juste pour les fêtes de fin d'année, va réunir ce qui n'a que très rarement ou jamais été enregistré. Il ne leur manque que quelques milliers d'euros et un petit coup de pouce pour enfin presser le disque, pour arriver au bout de ce qui peut s'appeler une aventure. Car il a fallu fouiller et fouiller encore dans une jungle de textes et de partitions rendus en partie illisibles par le temps et oubliés, avec le temps aussi. Il a fallu trier, choisir, puis réarranger ces morceaux recollés de l'histoire ouvrière roubaisienne.

 

Un an pour que Vivat, un bouquet de chansons locales (patoisantes ou d'auteurs roubaisiens) puisse enfin aboutir. Maurice Bourbon, chef de choeur émérite, s'est chargé d'harmoniser ces compositions à la base assez simples et musicalement pauvres. Une fois le travail d'enrichissement terminé, solistes et chanteurs ont pu passer à la phase d'enregistrement (dans une chapelle à l'acoustique parfaite en Belgique).

 

Métamorphoses et Coeli et Terra, accompagnés à l'accordéon par Casilda Rodriguez, signent là un opus premier du genre qui risque de dépoussiérer pas mal de mémoires. Celles qui ont entendu les sirènes décrites par Van der Meersch, celles qui ont chanté du Bodart-Timal ou du Nadaud en sortant de l'usine, celles qui ont vu Roubaix se faire grande et finalement courber le dos quelques années plus tard. Mais Vivat n'est pas qu'un reliquat du vieux Roubaix compacté en disque, ces textes et chansons qui ont bercé une époque explique en partie ce qu'est la ville aujourd'hui. La bière et les frites, les vieilles cheminées et la vie dans les cafés, toute la bonhomie roubaisienne. C'est un résumé un peu réducteur certes, mais qui ressemble bien tout de même à quelques traits de caractère des gars du coin.

 

D'ordinaire confinée dans un registre disons plus « prestigieux » (voyez sa discographie), la Chapelle des Flandres s'est ici penchée sur un répertoire populaire sans pour autant faire montre de snobisme à l'égard de ces textes trempées dans le vécu à la fois beau et misérable des anciens ouvriers et de Roubaix aujourd'hui.

 

L'association qui met actuellement en place un système de souscription pour achever le financement du disque. Quelques centaines de commandes de CD feraient l'affaire. Vous aurez tous les renseignements ainsi que le formulaire de souscription ici. En effet, enregistrer demande des moyens qu'aucune maison de disques à l'heure actuelle n'est prête à prendre en charge intégralement. Souscrire, c'est prendre une option à un tarif préférentiel. C'est aussi participer activement à la création et à la diffusion artistiques.

 

[Certains passage de cette dépêche sont extraits d'un article paru dans  Nord-Éclair, le samedi 19 juin 2004]

 

 


 
 

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mardi 22 juin

Le déroulement de carrière, troisième période (2004/ - )

Début 2004, à la demande de la Direction de l'Institut CUEEP, je prends en charge une mission de capitalisation de la production pédagogique et d'ingénierie de formation à l'interne, ce qui me permet de faire converger l'ensemble des compétences mises en oeuvre et approfondies depuis le début de ma carrière (à savoir : ingénierie de formation, ingénierie de l'information-documentation et conseil en écriture praticienne).
Cf. la synthèse proposée en mars 2005 suite aux travaux des groupes thématiques internes au CUEEP... et dont on peut lire le début ici.

Je poursuis par ailleurs mes activités d'enseignement universitaire, de formation professionnelle et de conseil en écriture. Ainsi, l'écriture praticienne fait l'objet d'une formation de formateurs dans le cadre de l'offre régionale de qualification des acteurs de la formation (C2RP) ; une formation au traitement documentaire, une autre à la veille professionnelle dans les missions locales est financée par PROMOFAF ; l'enseignement de la pratique de l'analyse documentaire (indexation avec thésaurus) se poursuit à Lille3 ; etc.


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Le déroulement de carrière, deuxième période (1989/2004)

En 1989, j'ai proposé à la Direction du CUEEP d'organiser la fonction documentaire pour l'ensemble de la structure - qui ne disposait à l'époque d'aucun service de documentation en tant que tel. La proposition fut acceptée et j'ai organisé puis géré le centre de documentation de l'Institut CUEEP, la cellule documentation. À ce titre, j'ai assuré l'installation des membres de mon équipe dans les fonctions de secrétaire aide-documentaliste ou de documentaliste, encadrant en outre des étudiants vacataires au catalogage.

Cette mission comportait bien sûr les activités classiques de bibliothéconomie et de documentation :

  • acquisition d'ouvrages et de publications en série,
  • bulletinage et catalogage (sous CCO-ISI, puis BCDI),
  • circulation de la documentation et magasinage,
  • analyse documentaire (indexation avec thésaurus sectoriel, condensation à façon),
  • dossiers documentaires,
  • recherche bibliographique ou documentaire,
  • production documentaire (informations documentaires, bibliographies signalétiques et analytiques, synthèses documentaires, etc.),
  • participation à des réseaux documentaires sectoriels (secteur emploi-formation en région et au niveau national), professionnels (ADBS) et institutionnels (Service Commun de Documentation de l'Université); l'une de mes premières préoccupations, dans cet ordre d'idée, fut de créer, avec l'aide du service documentation du CARIF, un "collectif documentaire régional emploi-formation", dont l'objectif était d'optimiser la ressources documentaires régionales en la matière, de disposer à coût constant d'un fonds documentaire plus important (cf. document 1993/2, par exemple) ...
  • mise en place d'un système de veille informative à l'interne de la structure.

À cette charge, se sont plus ou moins régulièrement ajoutés:

  • des charges d'enseignement des techniques documentaires  [cours à l'Université de Lille3 (UFR IDIST) en indexation notamment, mais aussi en analyse documentaire, écriture professionnelle, analyse des services, documentation appliquée au secteur de la formation permanente, etc. ; formation professionnelle pour la principale association nationale des professionnels de l'information et de la documentation, l'ADBS, en pratiques d'analyse documentaire (indexation, condensation) ...] 
  • des activités d'ingénierie documentaire [réalisation d'études, de conseil et d'expertises dans les domaines de l'information et de la documentation pour les organisations des secteurs emploi / éducation / formation continue; seuls quelques uns de ces travaux ont été publiés : cf. documents 1990/2, 1991/1, 1991/2, 1993/2, 1995/1, 1995/2, 1996/3 et 1996/8 ; création d'outils ou de dispositifs d'information/documentation adaptés aux situations des organisations des secteurs emploi/éducation/formation continue; Cf. documents 1998/1 et 1999/3 ; aide et formation à la méthodologie de la pratique documentaire; Cf. documents 1995/1 (introduction), 1996/1, 1996/6, 1997/1, 1997/2 et 1999/2]. 
  • du conseil en écriture professionnelle et praticienne dans les secteurs du développement économique local et de la formation permanente [du conseil en écriture professionnelle et praticienne à l'interne de l'institution: à partir d'une demande d'aide à la réalisation d'un ouvrage collectif (qui deviendra le Cahier d'études du CUEEP 27, Formation en entreprise sur l'entreprise. Une expérience), mon intérêt pour le conseil en écriture praticienne s'est développé; d'autres demandes ont été formulées par la suite... Cf. documents 1994/1, 1994/3, 1995/2, 1996/4, 1996/5, 1996/7, 1996/9 et 1999/1 ; du conseil en écriture professionnelle et praticienne en conventionnement avec des institutions publiques, notamment  [avec le Centre Régional de Ressources Pédagogiques et de développement de la qualité de la formation de Lille, pour aider des formateurs à transférer, par l'écriture, les innovations pédagogiques qu'ils avaient expérimentées (expérimentations type "Nouvelles Qualifications") ; avec la Direction de l'Action Économique du Conseil Régional Nord-Pas de Calais, pour aider les agents de développements des services d'utilité sociale et de proximité a engagé une écriture praticienne et produire une synthèse finale (en plusieurs versions) des écrits praticiens produits dans le cadre du séminaire qui les a réunis de janvier 2000 à février 2002; cf. documents 2001/1 et 2002/1 ; enfin, rewriting pour publication, en dehors des activités éditoriales, jusqu'à l'aide à la relecture et à la correction avant bon à tirer]. 
  • des responsabilités éditoriales, que ce soit en autonomie (Cahier d'études du CUEEP 31, Ateliers de pédagogie personnalisée. Un exemple en Région Nord - Pas-de-Calais ; Cahier d'études du CUEEP 32-33, Pratiques d'autoformation et d'aide à l'autoformation. Deuxième colloque européen sur l'autoformation [= 1996/2]; etc.) ou en collaboration (Cahier d'études du CUEEP 27 [ouvrage hôte des documents 1994/1, 1994/2 et 1994/3] déjà cité, par exemple).

suite...

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Une certaine activité de recherche

Tout au long de ma carrière, j'ai témoigné par écrit des expérimentations auxquelles j'ai participé ou que j'ai conduites, ainsi que des réflexions que j'ai engagées à partir de mes pratiques professionnelles. Les textes ainsi produits émargent donc soit à l'ingénierie éducative soit à l'ingénierie documentaire et à la bibliothéconomie ou encore à des thématiques connexes à ces deux domaines.

Bien que cette écriture n'ai jamais cherché à ouvrir quelque porte que ce soit vers une carrière d'enseignant-chercheur, les institutions de recherche et les organes officiels du secteur de la formation continue et de la documentation l'ont très souvent saluée, notamment par une inscription dans les bases de données bibliographiques spécialisées. Ainsi le Centre Inffo, par exemple.

D'autre part, certaines de mes publications sont de plus en plus souvent utilisées en appui à des activités de recherche universitaire, notamment lorsque j'avançais le programme d'une "herméneutique documentaire" (1996/1, mais aussi 1996/6, 1997/1 et 1997/2) - je ne sais si je suis l'inventeur de cette expression, en tout cas est-elle reprise de plus en plus souvent depuis ma première publication sur le sujet.


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Le déroulement de carrière, première période (1979/1989)

Entré à l'USTL (Université des Sciences et Technologies de Lille)  en 1979, j'ai commencé par exercer les fonctions de conseiller en formation continue au centre CUEEP de Sallaumines, jusqu'en 1989. Mes tâches étaient, pour une part, générales (par exemple, accueil des publics et conseil en formation, organisation de la formation collective, négociation avec les financeurs de la formation, participation à des partenariats locaux et régionaux, etc.) et, pour une autre part, spécifiques, notamment :

  • responsabilité de la " politique d'incitation " et de la gestion des formations et formations de formateurs développées [animation des équipes pédagogiques avec l'objectif de faire évoluer la didactique, ainsi que la politique et l'ingénierie éducatives]; cf. documents 1984/2, 1985/1 et 1985/3 ;
  • pilotage d'une expérimentation pédagogique concernant l'orientation professionnelle des jeunes et mise en place, dans le cadre d'une mission d'aide auprès du syndicat intercommunal ad hoc, du dispositif d'accueil et d'orientation des jeunes demandeurs d'emploi de la zone de l'Action Collective; cf. documents 1983/1, 1983/2 et 1983/3 ;
  • participation à l'évaluation du programme régional de formation à destination des publics sous-qualifiés et sous-scolarisés mis en place par le Conseil Régional Nord-Pas de Calais dans le cadre du laboratoire Trigone; cf. documents 1987/1, 1989/1 et 1989/2 ;
  • participation à une étude sur le développement local dans la zone de l'Action Collective (cf. documents 1984/1, 1985/2, 1990/1, 1990/3 et 1993/1); je retrouverai cette problématique du développement territorial à trois reprises par la suite: avec l'un des prolongements de l'évaluation du programme régional de formation à destination des publics sous-qualifiés et sous-scolarisés mis en place par le Conseil Régional Nord-Pas de Calais (cf. documents 1989/1, 1989/2), puis avec une recherche-action menée pour une association d'une bassin minier lensois (cf. documents 1990/1, 1990/3 et 1993/1) , enfin avec le travail de synthèse et d'aide à l'écriture praticienne des années 2000/2002 mené pour la Direction de l'Action Économique du Conseil Régional (cf. documents 2001/1 et 2002/1).

J'ai assuré la direction de ce centre à partir de l'année 1984/1985, alors même que j'obtenais un DEA de Sciences de l'Éducation (1985/1). Le centre comptait alors une dizaine de salariés et une centaine de formateurs vacataires ...

  • directeur du CUEEP de Sallaumines, j'ai géré et animé l'équipe de l'Action Collective de Formation dont le volume annuel d'activité se chiffrait à environ 200.000 heures-stagiaires, réalisées en direction des publics de faible niveau de qualification (de l'alphabétisation au niveau V), aussi bien en formation générale qu'en formation technique et professionnelle - et d'" incitation " ;
  • ce poste m'a amené, d'une part, à développer des capacités de coordination et de négociation interinstitutionnelles sur la zone (responsabilité du groupe de pilotage des actions financées par le FAS, animation du collectif lensois d'expérimentation régionale du Classeur formation/emploi, etc.) ;
  • d'autre part, en tant que responsable d'une structure (à vocation de service public) recevant des publics de bas niveaux de formation et élaborant à leur intention du conseil en formation (notamment orientation), j'ai pu constater les carences du dispositif local d'information sur la formation et développer un certain nombre de propositions/hypothèses de travail en vue de la mise en place d'un système de points locaux d'information sur la formation (cf., quelques années plus tard, l'émergence des points d'appui du CARIF Nord-Pas de Calais - aujourd'hui intégré au C2RP) ;
  • enfin, en tant que responsable d'une structure mobilisant de nombreux partenaires (formateurs, conseillers en formation, décideurs locaux, ...), j'ai pu constater les besoins d'information des acteurs de la formation continue sur l'état de la recherche en matière d'analyse de publics, de dispositifs, en matière d'ingénierie de l'éducation.

C'est ce dernier constat qui m'a amené à définir en partie les objectifs de ma deuxième étape professionnelle...


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